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RedirectionCeci est un passage... Une porte vers d'autres univers, où les rares billets sont éphémères.
Vous pourrez me lire à ces adresses :
August 27 Rubrique netloguienne (8)Découvrez Arthur Rubinstein!
Appartenances
Nous abordons des rivages en conquérants, Parfois la marée nous rejette... Mais, dans cette infinie fuite en avant, Nous restent des parfums que l'on regrette, Lancinants, Comme des blessures Au cervelet, Sanguinolents, Comme des blés mûrs Que servent les Artistes lents Qui se défigurent, Quand serf on l'est, Sans gui dolent, Que la mauvaise augure Desserve laids ! Nous avons des rencontres en débarquements, Et des astres pour les amourettes, Des jolis mots gravés pour se sauver du néant, Et de pauvres sourires en jolies baguettes M'agitent, Des soubresauts de nos étreintes D'un passé dépeçé, De gites, De ces tangages qui éreintent, Des passions des poussées, Irritent, Laissent à nos peaux cette teinte Parcheminée, Que citent Ceux qui écrivent sans crainte, Par cheminées... Nous nous voulons colons de nos guerres intestines, Et de ces corps parfaits dont l'accord n'est pas fait, Nous vouler croiser les coeurs en terres sarrazines, Puis c'est la chute de Saint Jean d'âcre amour défait, L'appartenance, Celle qui nous fait porter plaintes, La propriété, L'apparté lance Des billots durs de billets doux sur plinthes Et des impropretés, L'appart' est rance, Et les maisons Usher dépeintes Sont effondrées, L'appartenance Est un mal qui couve des absinthes Que nos fonds diraient... Nous abordons des rivages en conquérants, Nous saisissons des mains dans les naufrages, Mais ceci ne dure que l'espace d'un instant, Car il n'est d'appartenance que des biens. August 18 Juste pour dire...Je ne suis pas convaincu que beaucoup d'entre vous aient remarqué que le texte ci-dessous est un acrostiche !
Comme quoi, c'est bien réussi...
Allez ! Avouez !
MDRRRRRRRRRRRRRRRRRR
August 08 Rubrique netloguienne (7)Découvrez Alan Stivell!
Irlandeux
Deux Irlande en deux yeux et le chant des banshees, Si la vie n'est qu'un jeu, n'est qu'une friandise, La baignée lumineuse à Galway s'agonise, Et Belfast est furieuse, un setter s'éternise.
Et la guerre, oh, Simon ! Son manteau de prières, Pour des chants qu'on sermonne aux tremblants cimetières, Pour des champs toujours bons, pour des prés toujours verts, Pour l'honneur toujours con, pour l'horreur toujours fière.
Deux patries pour un nom, deux mamans pour un saint, Et nous deux sous ce front d'une couronne ceint, Des claddaghs à nos doigts ne reste que deux mains Et là bas ce coeur froid quand on songe à demain.
Deux Irlande en deux yeux aux paupières humides, Notre pays fiévreux dans ses veines liquides, La région religieuse a raison de nos vides Dans la contrée brumeuse où le vent se suicide.
Et la guerre, oh, Simon ! Et les pluies de l'hiver, Notre corps s'époumonne à sortir de l'enfer, Troquant d'autres prisons, rêvant d'autres Moher, Et des yeux sans saison d'oublieux regards verts. August 07 rubrique netloguienne (6)
Cher Nobel, chères nos billes...
J'ai connu des cadences macabres, en veines de bois verts, les juments tout à coup se cabrent, oh, vaines à re-taire, en d'infinies jouissances, palabres, en vénaux commentaires, qui m'écorchent le cou, pas glabre, déjà rasé d'hier...
Dèche harassée du temps qui file un mauvais coton gris, et des bas tout en haut des filles et de leurs cuisses qui s'accordent en miaulant, futiles, aux fourreaux de la vie, quand les poids sont viol, oh... Broutilles ! Qu'on pèse et qu'on s'oublie !
Cataplasmons nos jeux ! Fantômes ! Comme de vilains tatouages ! Pour nos villes en T, l'atome, centrale et dépannage, ectoplasmons nos voeux, nos baumes, dans d'innocents massages, je ferai des enviés sarcomes de mes plus beaux naufrages...
Libidinons ensemble, d'audace, au moins si tu veux bien, puisque dans ces hôtels, je passe en costume marin, qu'un peu plié, je tremble, godasses et terre entre mes mains, que j'oublie toutes celles, bonasses, qui m'ont cru moins que rien. August 06 De profundis« La mémoire est aussi menteuse que l'imagination, et bien plus dangereuse avec ses petits airs studieux. » Françoise Sagan
Avant-hier soir, Chloé et moi, sommes allés voir « Sagan », le dernier et très beau film de Diane Kurys, sur la vie de cette grande dame (quoique controversée) de la littérature française. Sont de nombreuses interrogations sur la nature de l’écriture, son sens, sa finalité. Une chose me plut beaucoup également, que j’ignorais : la terminologie de « petite musique », que l’on étiquetait au style de Françoise Sagan ; c’est toujours ainsi que j’ai qualifiée l’obsessionnelle mélopée qui me fait gribouiller depuis trente mois. Les trains continuent à circuler en Cybérie transbaïkalienne, à se croiser, s’accompagner sur des itinéraires parallèles, diverger, s’éloigner, s’oublier, se souvenir. J’ai rêvé d’une fin théâtrale, où tous les acteurs de la comédie dramatique se retrouveraient, morts ou vifs, à la fin, à l’instar de la « fable de Venise » de Corto, pour une sorte de bouquet final. La petite Nova est revenue de nulle part, la femme aux trois visages est encore présente d’un peu loin, des deux Cécile, l’une l’imite, l’autre, Les_Lilas, reviendra possiblement. Fleur, Just, le bagnard, Tipoule, Annaëlle et Vincent se taisent, Mourka m’envoie des lettres, Yunie écrit de nouveau, Gaëna photographie, le petit monde cybérien, même lorsqu’il se dissimule sous ses sables, n’a pas cessé de vivre. Ma mémoire s’en accommode au fil des portraits que j’en dresse. Il restait un hiatus sur les voies à aiguillages qui s’étaient arrêtées à Vladivostok, lors de ma première venue, si ce n’est lors de ma première déconvenue : un hiatus aux accents français de la petite Jehanne. La lourde et fameuse histoire d’une gente Gabrielle, d’un gentil poison qui s’était instillé un soir d’août sous les étoiles, et que l’on mit longtemps à mithridatiser. Hier, en gare de Kharbin, nous avons repris contact, nous avons discuté du passé et d’un carnet, alourdi d’écritures et de souvenirs, reposant sur le rayonnage d’une bibliothèque, en attente d’une parole pour trouver sa place, et emporter avec lui, les vestiges des illusions enfin ravalées. Il fut en jeu, au sein d’un poème, lors d’une nuit perfide à saint Brévin, du monde virtuel au monde réel, ainsi que la clef que gente Gabrielle vit d’un passage. Il m’en revient son regard vers un sac de voyage ouvert, un peu comme vers une porte sur laquelle s’ouvrent d’autres univers, vers ce petit carnet qui lui tapa dans l’œil, preuve d’amour qu’elle témoigna, ne fut-elle jamais explicitement que pour lui… Ce carnet, eu égard son contenu, lui revenait de droit. Le second carnet. Le premier est à Paris. Le troisième sera à Caen. Le second vient de partir pour Tours. Il porte en lui une année d’écriture, 2006, jour pour jour. Il aurait du partir bien plus tôt, afin de classer l’affaire, mais parfois, les êtres ont du mal à s’accoutumer de leurs passions, et à les apaiser afin d’en tirer les conclusions : nous n’étions pas faits l’un pour l’autre, quand bien même nous allions si bien ensemble. Nous sommes enfin tombés d’accord. J’avais entrepris d’envoyer ce carnet l’an passé. Dans le silence ambiant, il était resté patienter, sa page de garde à peine entachée de quelques sillons de graphites… Près d’un an plus tard, j’y ai reposé la pointe de mon crayon, souriant, débonnaire, à la lecture des mots précédents. Ce sont les derniers, écrits, qui s’adressent à gente Gabrielle. S’il fallait une raison pour écrire, elle fut probablement la meilleure, ne serait-ce que parce qu’elle me dit un jour, que j’étais « potentiellement l’homme de sa vie ». La mémoire ! Ah, la mémoire ! Farceuse, et ses enfants, les souvenirs… Les souvenirs sont des belles choses qui se retrouvent, comme chez Proust, dans le fil des mots que réveillent des détails, mais ils ne sont que des traces qui restent au présent, tandis que l'on néglige par trop de profiter de ce que ce dernier nous offre. Tel n’est plus mon cas. Chloé clôt aussi le chapitre d’un passé par l’écriture. Le soir, elle m’invite à lire les nouvelles lignes de cette lettre en forme de nouvelle. Je savais la beauté de son regard sur le monde, par son talent de photographe. Elle y surajoute celui d’une littératrice hors pair. De profundis. C’est en enterrant nos fantômes, que nous laissons la place à ce qui doit advenir. Aujourd’hui, je me sens serein, parce que ce qui fut écrit a été accompli, laissant paisiblement le passé au passé, et la place au cours de ma vie. Rubrique netloguienne (5)Découvrez Giovanni Battista Pergolesi! L'autre rive
L'autre rive, le café librairie du Huelgoat, où les livres ont coiffé les prairies d'une moîte et verte chevelure d'écriture sur les roches des forêts enchantées, en chantier dans mes poches.
L'autre rive est aussi notre destin à tous, au flux des eaux qui nous poussent et nous repoussent, des premières eaux que l'on crache et que l'on tousse à celles que versent sur nos corps nos épouses...
L'autre rive d'un Styx qui deviendra Léthé, du goût du premier sein qui nous ait allaité à l'automne et l'hiver, succédant à l'été, au lit de prière où l'on finit allité.
Ce sont de grandes traversées, si sont déserts, de nos courtes vies, ceux qui se donnent des airs, que ce fut en crawlant ou des bras qu'on dessère, l'autre rive, un moment, on l'atteint au dessert...
Et, ainsi que dans toutes les grandes conquêtes, de tous ces espoirs de liberté qu'on quête, quand on a l'autre rive à la vue, quoiqu'inquiète, on se sait parvenu à la fin de l'enquête :
Quelles que furent de nos manies désespérées, de l'aventure de notre vie trop insensée, des devantures qui sont momies bien périmées, restent, pour sûr, de nos folies, la liberté ! Paris-indienDécouvrez Tanita Tikaram! Parce que ce texte est l'un de mes préférés, je l'ai déjà de nombreuses fois publié, mais je ne crois pas avoir jamais précisé les circonstances dans lesquelles il fut écrit.
C'était à Paris, au début du mois d'octobre 2005, il régnait alors, comme parfois, cette atmosphère d'été jouant les prolongations, tiède, presque chaude, que l'on qualifie généralement d'été indien. Je sévissais depuis avril en Cybérie, où venait de s'achever avec fracas, la mélodie folle d'une histoire mythomane, dans laquelle une pseudo-Cécilia m'avait entraîné, réveillant ma plume si longtemps comateuse. Certains se souviennent sans doute du "coin des poètes disparus", j'y comptais de nombreux liens desquels quelques uns devinrent des amis. Au lendemain de la fâcheuse découverte du pot aux roses, j'avais éprouvé le besoin de quitter le Finistère, de me rapprocher brutalement de l'autre part d'identité qui était la mienne : Paris. Ma motivation était d'autant plus grande, que ce voyage impromptu devait me permettre de faire la rencontre réelle de cinq ou six personnes qui étaient derrière ces liens : Starjibtrooper et Mona, qui s'étaient rencontrés au sein même de la liste de blogs de mon espace, qui s'aimèrent au point d'en concevoir un enfant, Les_Lilas, peut-être, que je ne rencontrai finalement pas par manque d'organisation, Cristale, qui ne put venir me rejoindre à la capitale, Stéphanie, sans pseudonyme, et tout le charme de sa poésie reflétant spontanément son être, et surtout son amie, la petite Nova, alias Audrey, qui m'avait enchanté, sans arrière-pensée, par l'originalité sans conteste et la fluidité naturelle de son écriture. Sans arrière-pensée si ce n'est que nous savions, l'un comme l'autre, que l'abstrusion de ma précédente relation virtuelle avait pris fin, laissant un champ vierge à la divagation des âmes.
C'était à Paris, au début du mois d'octobre 2005, un samedi en fin de matinée, nous nous étions donné rendez-vous, comme beaucoup, comme de nombreux amoureux, au pied de la fontaine saint Michel. J'y parvins d'abord. J'avais à la main le second tome de l'intégrale de Maïakovski et mon premier carnet d'écriture. Je ne savais pas exactement à quoi ressemblait la petite Nova, c'était une sensation étrange, me disant simplement qu'elle saurait me reconnaître, elle. Précisément, elle arriva peu avant les douze coups de midi. C'était une très jolie femme de vingt-quatre ans, j'en avais trente-six, il n'y a guère plus à en dire...
Nous prîmes de nombreux cafés, comme toujours j'avançais à grands crèmes, dans le bar jouxtant la fontaine. Nous n'étions pas en terrasse, juste au coin de la verrière de l'établissement, perpendiculairement l'un à l'autre, auprès d'un guéridon de troquet. Nous aurions presque pu le faire tourner, tant nous parlâmes de nous-mêmes, l'un à l'autre. Trop ? Qui sait ?
Nous prîmes la direction des petites rues qui sont derrière la place saint Michel, trouvâmes un restaurant maghrébin, que je connaissais pour y avoir planté un rateau, un an plus tôt, à une femme qui n'était pas à mon goût.
Si, jusque là, je l'avais sentie convergente, elle eut un soudain raidissement, un recul, et je n'eus pas la présence d'esprit de lacher un peu la bride, d'opter pour un contact plus distant à mon tour. Notre journée s'acheva vers seize heure, après une courte balade autour de Cluny et boulevard saint Germain. A l'instant de s'engouffrer dans la bouche de métro, au moment de l'au revoir, je lui posais justement la question du revoir. Elle me regarda en souriant, puis me déclara : "t'inquiète pas, t'en trouveras une autre !"
Silence.
C'était à Paris, au début du mois d'octobre 2005, il faisait beau et j'avais rendez-vous, en début de soirée, dans un café du marais, avec Mona et Starjibtrooper. Alors, pour tuer le temps, je me suis promené, avalant des images lumineuses de ce bel été indien, comme pour me vacciner des maux qui venaient de m'échoir. J'allais de la cathédrale à l'île saint Louis, repassais quai saint Bernard, remontant la rive gauche jusqu'au musée d'Orsay, puis je décidai, par le pont des arts, de rejoindre l'autre rive, le Louvre. Mais, sur le pont, je m'arrêtai. J'avais toujours Maïakovski et mon carnet à la main. Là, j'écrivis ce texte.
Des "non" que nous pouvons dire dans notre vie, qu'ils fussent sincèrement voulus ou bâtis sur une peur viscérale, il ne reste finalement que les mots qui les accompagnent. Audrey, alias petite Nova, me présenta ses excuses, plus tard. Nous continuâmes à correspondre, car rien n'avait changé du regard que nous portions sur nos travaux. Au printemps 2006, elle disparut définitivement, du moins le croyais-je, de Cybérie.
Des "non" qui font aussi notre histoire, nous ne gardons que la fibre de ce qui aurait pu être si le "oui" l'avait devancé, mais ce n'est pas moins une fiction que les chants cybériens qui hantent nos ordinateurs.
La vie ne se construit ni d'hésitations ni de négations, et aujourd'hui qu'il m'est donné de vivre vraiment, donnant l'amour que je reçois, je sais que c'est de nos affirmations que nous nous affirmons.
Paris-Indien
Le joli mois d'Octobre quand il fait beau, Quand il fait chaud, Quand dans la rousseur des arbres parisiens, Le soleil tâche d'or d'été indien Les couleurs passantes de nos peaux. D'inappropriées tenues ressortent Avec les filles du quartier latin, Et de leur décolletés sortent Des canicules déjà loin... Sur l'île Saint Louis, sur celle de la Cité, L'accordéon aussi survit à son été. Je regarde avec envie les amoureux, Par la chaleur unis dans leurs bateaux de feu ; Les squares baptismaux leurs sont dévolus, Et les amours font mouche à chaque coin de rue ! Elle est belle la fontaine Saint Michel ! Tu trouves pas ? Je voudrais que tu l'appelles La fontaine Saint Moi ! En souvenir de tout ça, En souvenir de nos Sahel, De nos déserts qui n'ont entendu d'appel Que les échos lointains qui m'éloignent de Toi... Mais quelle tristesse résiste à ces jours ? Lorsque le ciel clément nous remplit d'alentours, De bruits de voitures, de bousculades heureuses, Qui peuplent mes mots de vitalité rieuse. Elle est la ville-lumière naturelle, Quand Notre-Dame rougeoyante au couchant, Renvoie à nos yeux dans sa teinte pastel Celui qui dans la Seine la noie doucement. Paris, d'une couleur Orangina-grenadine, Dans les bistrots, ça s'appelle bien un indien ! Paris-cigale, avant l'hiver se dandine, Moi, je l'appelle Paris-Indien ! Le pont des arts est surpeuplé... Et j'en grille une et je m'assieds. Une jolie fille est concentrée, Car elle dessine et s'y croirait. Il y a ses rêves dans ses traits De tant de beauté reflétée, Laissons l'artiste imaginée Baigner dans l'onde de clarté. Pas un nuage sur Paris, Les vers de Vladimir Maïakovski, Et peu à peu s'étend la nuit, Et peu à peu je me revis, Et pas à pas ma poésie, Avance comme dans Paris, Avance comme dans ce train, Puisqu'en Bretagne je reviens, Laissant les quais, les bouquinistes, Laissant le Louvre et les artistes, Laissant la fontaine et mon Saint, Laissant aussi Paris-Indien. July 31 L'air d'ailleurs : cyberian remembranceCeux qui savent, savent. J'ai, depuis toujours, fait référence à une petite Nova, compagne cybérienne des premières heures de l'odyssée, dont je trouvais l'écriture incomparable. Bien sûr, il y a ses impardonables fautes (erreurs ?) d'orthographe, mais quel style, quelle fraicheur !
Hier, lors d'une hasardeuse recherche de blogs, je suis tombé sur son espace que je croyais supprimé depuis Avril 2006... Quelle ne fut pas ma stupeur ! Nous avions cessé notre correspondance littéraire à cette époque, sans explication. Je n'en ai pas plus quant à la résurection de ce site. Aucun nouveau billet depuis Avril 2006...
Néanmoins, je vous convie à la visite de ce train fantôme, qui a tant marqué mon écriture, et dont j'espère sincèrement que, passé le noeud ferroviaire de Karymskoïé, il reprenne le service qui eût encore du lui être dévolu.
Bienvenue chez Audrey, alias petite Nova :
July 30 Rubrique netloguienne (4)Découvrez Giovanni Battista Pergolesi!
L'aveugle ment
A ne cesser, le doigt dans l'oeil, de se tromper, les gens sont borgnes. Leurs lits ressemblent aux cercueils faits aux mensurations qu'ils lorgnent :
Sont-ce des caveaux conjugaux qui, conjugués à l'imparfait, les laissent se vautrer, très veaux, en quantités d'amour vit'fait ?
Mais de moi, nul ne sait le doigt qui, lorsqu'il effleure un sourcil, sait des beautés ce qu'il se doit, hors l'apparence et ses broutilles.
Je ne devine que, des courbes, leur suavité et leur chaleur, laissant les regards à la tourbe dont fut tiré un corps sans coeur.
Et je ne sais des galbes doux, que leur contact et leur tiédeur; ma cécité m'est garde-fou, nécessité contre l'erreur...
Car de ces formes hypnotiques qui font fantasmer nos néants, envahissant nos trips, nos tics, je n'ai pas même un faux-semblant.
Je n'ai nul vice enflé d'images, nulle illusion sur ces miroirs où se reflètent les mirages des beautés se donnant à voir.
Mon regard mort porte en-dedans, radiographie le fruit du coeur, qui sait s'il n'est pas plus vivant que ceux cloués sur les minceurs...
Je n'ai de couleurs pour haïr, mes contrastes sont faits de mots, et les beautés pour m'ébahir, portent voix en tant que manteaux. | ||||||||||||||||||||||||||||